http://math.univ-bpclermont.fr/conferences/afha2011/
Convergence des tableaux de Young aléatoires associés aux mots markoviens : au-delà du spectre de l'EGU
Le champ de magnétisation du modèle d'Ising sur
Résumé : Si on considère une grilleremplie de variables de Bernoulli
dans
indépendantes les unes des autres, il est bien connu que le "champ renormalisé"
converge, quand
tend vers l'infini, vers un bruit blanc Gaussien dans le carré
. Plus précisément, pour chaque sous-ensemble ouvert
de ce carré, le champ mesuré dans
est une variable aléatoire Gaussienne centrée de variance l'aire de
. Maintenant, si l'hypothèse d'indépendance entre les variables
est supprimée, " l'universalité " de la limite Gaussienne n'a plus lieu, et plusieurs comportements limites peuvent apparaître. Le but de cet exposé est d'étudier ce qui se passe dans le cas particulier ou les variables
dans
sont définies comme étant les "spins" du modèle d'Ising planaire sur la grille
. Dans ce contexte, la somme sur tous les spins (
) correspond à ce qu'on appelle la magnétisation. En dehors du point critique (
), on sait que ce champ de magnétisation (proprement renormalisé) converge lui aussi vers un bruit blanc Gaussien. Il restait à comprendre le cas critique qui est de nature différente car les corrélations sont plus forte entre les spins (décroissance polynomiale v.s. exponentielle). Dans un travail en commun avec Federico Camia et Charles Newman, on démontre les résultats suivants : (i) à
, le champ de magnétisation proprement renormalisé a une (unique) limite d'échelle quand
tend vers l'infini. (ii) Cette limite n'est pas Gaussienne. (iii) La distribution limite satisfait une certaine forme d'invariance conforme (appelée " covariance conforme").
L'exposé n'étant pas destiné à un auditoire probabiliste, je commencerai par une introduction ou je définirai le modèle d'Ising puis je motiverai l'étude de sa magnétisation.
Formalisme gaussien et théorème de l'indice
Localisation pour le modèle de déplacement aléatoireRésumé : considérons le modèle de déplacement aléatoire c'est-à-dire un opérateur de Schrödinger dont le potentiel est formé de pièges identiques distribués indépendemment les uns des autres et chacun uniformément au voisinage d'un des points d'un réseau cubique. Nous démontrons la localisation dynamique et spectrale pour cet opérateur. Cet opérateur est le générateur du mouvement brownien dans le même environnement aléatoire. L'un des résultats intermédiaires sur lequel repose la démonstration de la localisation est une asymptotique de Lifshitz qui correspond à une estimation du type "annealed" pour la mesure brownienne sur les chemins dans ce type de milieux aléatoires.
Ensembles de van der Corput et ensembles de Poincaré
Phénomène d'universalité en probabilité: étude d'un exemple récentRésumé: Un des résultats de base du calcul des probabilités est le théorème central limite (TCL). Rappelons ici sa version essentiellement due à Lindeberg: si X_1, X_2, ... sont des variables aléatoires indépendantes identiquement distribuées centrées réduites, et si f_n:{1,2,...,n}-->R vérifie (i) f_n(1)^2+...+f_n(n)^2=1 [normalisation] et (ii) max{|f_n(1)|,...,|f_n(n)|}-->0 [pas de terme dominant à la limite], alors f_n(1)X_1+...+f_n(n)X_n --> N(0,1) en loi. Cet exposé, basé sur un papier écrit avec Giovanni Peccati et Gesine Reinert, s'intéressera à une généralisation du TCL, et mettra en évidence un intéressant phénomène d'universalité, comme on en rencontre beaucoup en théorie des matrices aléatoires par exemple. A noter: pour pouvoir suivre l'exposé, il n'y aura aucun autre prérequis que celui d'être familier avec la théorie des probabilités qu'on enseigne en L3.
15 décembre 2011 : Hervé Queffélec (Lille 1)
Nombres d'approximation de classes d'opérateurs à symbole
Ombres et lumières.
Ecole d'Hiver "Discrete Fourier Analysis and Influences" à Marne-la-Valléehttp://wiki-math.univ-mlv.fr/gemecod/doku.php/winterschool2012
Solutions positives pour une équation des films minces non-locale
On the local minimality of the volume product
Convergence au sens des C^*-espaces de probabilités de grandes matrices aléatoiresRésumé : Je présenterai dans cet exposé un renforcement du théorème de liberté asymptotique de Voiculescu, dans la continuité d'un résultat de Haagerup et Thorbjornsen sur la liberté asymptotique forte des matrices de l'Ensemble Gaussien Unitaire (GUE): Soit X_N = (X_1, ... ,X_p) une famille de matrices N par N du GUE et U_N = (U_1, ... ,U_q) une famille de matrices unitaires N par N distribuée selon la mesure de Haar, X_N et U_N étant indépendantes. Nous donnons un critère sur les familles de matrices Y_N = (Y_1, ... ,Y_r), possiblement aléatoirement mais indépendantes de (X_N, U_N), pour lesquelles la norme d'opérateur de P(X_N, U_N, U_N^*, Y_N) converge presque surement, pour tout polynôme non commutatif P. Ce résultat permet d'obtenir le phénomène observé initialement par les statisticiens Bai et Silverstein "pas de valeurs propres en dehors d'un voisinage du support de la distribution spectrale empirique limite" pour une grande classe de matrices aléatoires hermitiennes. (En collaboration avec Benoit Collins).
Dilatations non commutatives
Diffusions et polynômes orthogonaux
The qualitative and quantitative study for the convexity of the solution for partial differential equation.
Les constantes UMD pour une classe d'espaces L_p(L_q) itérés
Bourgain's discretization theorem
The even Orlicz Minkowski problem
An inverse logarithmic Sobolev inequality
Commutateurs à plusieurs paramètres et BMO produit
Injections de Sobolev probabilistes et fonctions propres du laplacienRésumé. On se propose dans cet exposé de montrer que si on choisit des fonctions au hasard pour des mesures de probabilités convenablement choisies (mais naturelles), on peut dans un cadre très général grandement améliorer les injections de Sobolev. On donnera des applications à l'étude d'un point de vue probabiliste de la croissance des normesdes fonctions propres du laplacien sur les spheres et les tores. Il s'agit d'un travail en collaboration avec G. Lebeau (Laboratoire J. Dieudonné, Nice).
Séries lacunaires et espaces holomorphes à croissance dominée
Moments faibles et moments forts d'une mesure convexe
A solution to Bernstein's Problem on Weighted Polynomial ApproximationAbstract: A classical problem posted by Sergey Bernstein in 1924 asks to describe the weights on the real line such that the polynomials are dense in the space of continuous functions with respect to the corresponding weighted uniform norm. In my talk I will discuss the history and connections of Bernstein's problem along with recent results.